Voici surement le divertissement le plus jubilatoire de cette année 2009. Sam Raimi (réalisateur des "Spider-man") signe un retour aux sources remarquable, on a le droit à une déclaration d'amour aux séries B d' antan dont une des plus cultes est sans contexte "Evil dead" du même réalisateur. C'est donc un cinéma complètement décomplexé, sans aucune pression commerciale, ayant pour principal but de secouer le spectateur, auquel on assiste.
Synopsis: Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu' au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l' entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...
A partir d' un scénario banal mais efficace (une histoire de malédiction comme on en fait plus), Monsieur Raimi offre à ses spectateurs un tour de manège à sensations fortes où éclats de rire et sursauts s' alternent à merveille. Le réalisateur joue avant tout sur les changements de rythme. Tel dans un grand huit on profite des moments de calme pour se remettre des séquences d' accélération et pour plaisanter avec son voisin car se film se savoure à plusieurs, les sensations étant décuplées en groupe (on sait bien que le rire et la peur qui sont les deux bases de ce film sont des émotions communicatives).
Cela faisait longtemps que le suspens n' avait pas été aussi bon. On se prépare à sursauter puisque tout laisse à le croire (musique angoissante, grincements, craquements..), l' attente fait monter la tension jusqu' à atteindre un point culminant où on se retrouve à fleur de peau, puis plus rien, la pression redescend petit à petit et c' est là, au moment où on s' y attend le moins que tout s' emballe pour finir en une saturation visuelle et sonore qui cloue littéralement au siège. Une fois l' ouragan passé Raimi remet tout le monde à l' aise grâce au rire, un rire salvateur.
La réalisation nerveuse (mais pas épileptique comme dans certaines productions récentes où les scènes d' action sont illisibles) participe à l'efficacité du film. Les plans de caméra sont surprenants et donnent un côté festif et du mouvement à l' ½uvre. On à l' impression d' être emporté par la caméra ce qui est par moments vertigineux (cf: La scène où Christine est emporté dans les aires puis secouée par le Lamia). Les effets spéciaux sont modestes mais cela donne un charme "old school" et artisanal au film.
Derrière ce panel de gags et de bonnes idée horrifiques se nichent deux satires. La première étant une satire des films de ce genre avec tous les clichés qu' ils entrainent ainsi que les répliques quelque peu stupides et inappropriées aux situations. Le réalisateur en joue et cela donne lieu à des scènes véritablement savoureuses tant tout y paraît absurde. La seconde est plus sérieuse puisqu' elle renvoie à la crise financière actuelle. Ce n' est pas pour rien que la malédiction s' abat sur une spécialiste en crédit immobilier. C' est alors avec beaucoup d' humour que Raimi offre une solution pour enrayer la crise: envoyer en enfer tous les banquiers!
"Jusqu' en enfer" est donc un excellent divertissement , une sorte de fable bourrée de références cinématographiques ("l' exorciste", "Evil dead",...), d' humour et de moments de pure terreur. Sam Raimi excelle dans l' art de jouer avec nos nerfs et il se fait plaisir, cela se sent à chaque plan. Plus qu' un film, c' est une expérience sensorielle. On en redemande!!!
Synopsis: Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu' au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l' entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...
A partir d' un scénario banal mais efficace (une histoire de malédiction comme on en fait plus), Monsieur Raimi offre à ses spectateurs un tour de manège à sensations fortes où éclats de rire et sursauts s' alternent à merveille. Le réalisateur joue avant tout sur les changements de rythme. Tel dans un grand huit on profite des moments de calme pour se remettre des séquences d' accélération et pour plaisanter avec son voisin car se film se savoure à plusieurs, les sensations étant décuplées en groupe (on sait bien que le rire et la peur qui sont les deux bases de ce film sont des émotions communicatives).
Cela faisait longtemps que le suspens n' avait pas été aussi bon. On se prépare à sursauter puisque tout laisse à le croire (musique angoissante, grincements, craquements..), l' attente fait monter la tension jusqu' à atteindre un point culminant où on se retrouve à fleur de peau, puis plus rien, la pression redescend petit à petit et c' est là, au moment où on s' y attend le moins que tout s' emballe pour finir en une saturation visuelle et sonore qui cloue littéralement au siège. Une fois l' ouragan passé Raimi remet tout le monde à l' aise grâce au rire, un rire salvateur.
La réalisation nerveuse (mais pas épileptique comme dans certaines productions récentes où les scènes d' action sont illisibles) participe à l'efficacité du film. Les plans de caméra sont surprenants et donnent un côté festif et du mouvement à l' ½uvre. On à l' impression d' être emporté par la caméra ce qui est par moments vertigineux (cf: La scène où Christine est emporté dans les aires puis secouée par le Lamia). Les effets spéciaux sont modestes mais cela donne un charme "old school" et artisanal au film.
Derrière ce panel de gags et de bonnes idée horrifiques se nichent deux satires. La première étant une satire des films de ce genre avec tous les clichés qu' ils entrainent ainsi que les répliques quelque peu stupides et inappropriées aux situations. Le réalisateur en joue et cela donne lieu à des scènes véritablement savoureuses tant tout y paraît absurde. La seconde est plus sérieuse puisqu' elle renvoie à la crise financière actuelle. Ce n' est pas pour rien que la malédiction s' abat sur une spécialiste en crédit immobilier. C' est alors avec beaucoup d' humour que Raimi offre une solution pour enrayer la crise: envoyer en enfer tous les banquiers!
"Jusqu' en enfer" est donc un excellent divertissement , une sorte de fable bourrée de références cinématographiques ("l' exorciste", "Evil dead",...), d' humour et de moments de pure terreur. Sam Raimi excelle dans l' art de jouer avec nos nerfs et il se fait plaisir, cela se sent à chaque plan. Plus qu' un film, c' est une expérience sensorielle. On en redemande!!!
